sábado, 23 de noviembre de 2013

Los gitanos y el prejuicio

Derechos Humanos. La identificación de una niña que vivía con una familia gitana revivió los prejuicios contra un pueblo estigmatizado. Cuando se supo que tenía el mismo origen, el interés mundial decayó.

IXX-2013






POR JORGE EMILIO NEDICHESCRITOR Y ENSAYISTA ARGENTINO, DE ORIGEN GITANO. ESCRIBIO: “EL PUEBLO REBELDE” (VERGARA) en Revista Ñ

04/11/13

El ángel que expuso el racismo europeo


Todo el encanto de una niña bella y rubia de seis años hallada en un barrio de gitanos en Grecia, recorrió los diarios y las pantallas de los televisores de todo el mundo, despertando una solidaridad inmediata hacia la nena, supuestamente raptada y su “familia biológica”, y un repudio enorme hacia la comunidad gitana en general. Ahora que se sabe que la aurea María pertenece a la etnia rom de Bulgaria, la indignación y el espanto mundial han cesado. Y como la niña es gitana, su situación ya no importa tanto. Entonces vale la pena analizar cómo detrás del supuesto acto de justicia, se encubrió un acto de discriminación y racismo, realizado aun por medios periodísticos serios, que subsumidos por el estereotipo del gitano ladrón de niños, prejuzgaron. Y justamente porque el sino gitano es negros, deberían haber esperado porque ante casos aberrantes, la reacción mortal de ultraderecha no se hace esperar, como ocurrió recientemente en Italia. Y de paso evitar el chasco. (Se negaban a creer que hubiera gitanos rubios). También queda al descubierto que la marginalidad en el seno gitano no le interesa como noticia a la prensa, ni como injusticia social a las autoridades. Se alude a que es algo cultural, y por ese motivo los estados no intervienen. Y es exactamente al revés, porque la explotación y la auto-explotación son culturales hay que intervenir, y evitar que la marginalidad se haga cultura y vuelva siempre como un cachetazo sobre el rostro de una etnia maltratada y mal tratada, por gitanos y gadyos (no gitanos). Hay que ayudar al pueblo gitano a salir de la marginalidad que genera el desprecio mundial.

domingo, 13 de octubre de 2013

Una sociología de los Black Blocs

A propos de Francis Dupuis-Deri, Les Black blocs – La liberté et l'égalité se manifestent – ,3e ed., Montreal, Coll. L'instinct de liberté, Lux, 2007, 247 pages, 14 euros.

Une sociologie des Blacks blocs

Loin des nombreux clichés qui circulent à leur propos, l'ouvrage de Francis Dupuis-Deri, Les Black blocs – La liberté et l'égalité se manifestent, revient sur les questions que soulèvent la présence des "Blacks blocs" dans les manifestations.


            La troisième édition de l'ouvrage du politiste québécois Francis Dupuis-Deri, Les Black-blocs, constitue une version augmentée d'un précédent livre paru pour la première fois en 2003, puis réédité en 2005, avant de connaître une nouvelle édition en 2007. En particulier, l'étude a été complétée sur plusieurs points: réactualisation, critiques de ce genre de tactique, développements plus importants sur les expériences de black blocs hors du Canada. L'auteur part dans son introduction de la définition suivante: le black bloc est une tactique qui « consiste pour ces manifestants à manoeuvrer groupés de sorte à prendre l'apparence d'un bloc au milieu duquel chacun préserve son anonymat, le port d'habits noirs de pied en cap et d'un masque parachèvent l'anonymat de la posture » (p.13). L'ouvrage se divise en quatre chapitres portant respectivement sur: l'origine du phénomène, le rapport à la violence, les raisons de ce phénomène et les critiques faites à cette tactique d'action militante. L'enquête s'est appuyée entre autres sur des entretiens menés au Canada et France avec des militants ayant participé à des black-blocs, des discussions et des débats avec des militants, l'étude de documents écrits en particulier des brochures.

Les Black Blocs - Intellectualiser la violence

Posté par Gab Roy | 28 avril 2012 |

Intellectualiser la violence

par Francis Dupuis-Déri

Ce matin, j’ai lu dans Le Devoir, comme de milliers d’autres, l’article : Black Bloc et carré rouge. Son auteur, Francis Dupuis-Déri, nous présentait dans une partialité presque grotesque, le mouvement Black Bloc.

Je dois avouer que, comme probablement plusieurs, j’en ai appris beaucoup sur l’historique et les origines du mouvement. De sa naissance en Allemagne de l’Ouest jusqu’à leur plus récent manifeste. Il y présente le militant BB comme un justicier masqué voulant libérer le pauvre peuple de l’oppression néo-libéraliste bla bla bla blablabla….

Dans les derniers jours, j’ai participé aux manifestations contre la hausse ayant lieu à Montréal. J’ai d’ailleurs utilisé cette tribune pour y promouvoir des actions militantes et pacifiques pour contrer la hausse. Vous savez ce que ça m’a valu? Des menaces.
« T’es p’t'être gros, mais on peut te faire tomber si on peut flipper un char de boeufs »
« Arrange-toi pas pour qu’on te voit à la manif ostie de paciflic »

Extrait du manifeste du Black Bloc :
« Nous sommes étudiant-e-s. Nous sommes travailleuses et travailleurs. Nous sommes chomeur-e-s [sic]. Nous sommes en colère. Nous ne récupérons pas une grève. Nous sommes dans le mouvement depuis le début. […] Nous n’infiltrons pas les manifestations, nous aidons à les organiser, nous les rendons vivantes. »

Black Blocs: bas les masques

Par


http://www.mouvements.info/Black-Blocs-bas-les-masques.html
Quand manifester c’est enfiler un vêtement noir et une cagoule : comment les militants du "Bloc noir" envisagent la violence, l’action politique et les rassemblements altermondialistes.

Le [1] 30 novembre 1999, lors de la « Bataille de Seattle », les « Black Blocs » font une entrée fracassante dans le mouvement « antimondialisation » en lançant des frappes contre des succursales de banques et des magasins Gap, Levi’s, McDonald’s. Ce recours à la force si spectaculaire a permis au mouvement d’obtenir une très grande visibilité médiatique. Pourtant, nombre de manifestants pacifistes et de porte-parole des groupes réformistes accusent les Black Blocs et leurs alliés de nuire à l’image publique du mouvement « antimondialisation ». Cette critique se double très souvent d’une analyse saturée de clichés : le phénomène Black Bloc serait l’expression d’un « anarchisme » réduit à une pulsion irrationnelle qui pousse des « jeunes casseurs » à la violence et au chaos. Justifiée à première vue pour ceux et celles que la violence met mal-à-l’aise, cette charge critique contre les Black Blocs brouille la pensée et a elle-même des répercussions politiques négatives pour l’ensemble du mouvement. Ce texte a pour objet d’analyser cette politique de la critique après avoir déboulonné quelques mensonges qui circulent au sujet des Black Blocs.

Trois idées reçues sur les black blocs


30/06/2010 à 16h51 

Trois idées reçues sur les black blocs, trouble-fête du G20


 Carole Dieterich | LesInrocks.com


Des manifestants black bloc vandalisent une voiture d epolice avant de l’efnlammer à Toronto, lors du G20 (Saul Porto/Reuters)
Lors des manifestations anti-G20 qui se sont déroulées le week-end dernier à Toronto, des affrontements ont opposé les forces de police à « des black blocs ». En théorie, loin du groupe organisé de casseurs souvent fantasmé, le terme désigne une technique -musclée- de manif.

Le face à face a duré plus de cinq heures. Les manifestants anti-G20 et les policiers se sont affrontés pour la deuxième journée consécutive ce dimanche jusqu’à 22 heures alors que s’achevait le sommet des grandes puissances mondiales à Toronto.

Samedi déjà, des incidents avaient éclaté en marge de la manifestation, malgré le milliard de dollars alloué au dispositif de sécurité. Plus de 600 personnes ont été interpellées.

Black Blocs en Brasil

El impacto de manifestaciones masivas en Brasil se desvanece y empieza a predominar el rechazo de la opinión pública a la actuación de grupos cuyos propósitos nadie parece entender.


LOS “BLACK BLOCS” APAGARON LAS MANIFESTACIONES
Violentos con máscaras 


Por Eric Nepomuceno (para Página 12)
Desde Río de Janeiro

Luego de las manifestaciones que colmaron las calles de las principales ciudades brasileñas en junio y julio, parecía que las marchas seguirían hasta que algo ocurriese. Bueno: nada concreto ocurrió y las marchas perdieron fuerza. Al mismo tiempo se registró otro fenómeno, que pasó a ocupar las atenciones: grupos que salen a las calles destrozando todo lo que esté a su alcance. Así, el impacto de manifestaciones multitudinarias se desvanece mientras empieza a predominar el rechazo de la opinión pública a la actuación de grupos cuyos propósitos nadie parece entender.

viernes, 4 de octubre de 2013

Las corporatocracias antropotécnicas, nuevo poder mundial Por Jean-Paul Baquiast*


Están reemplazando a las antiguas estructuras de la democracia y la tecnocracia estatal en todo el mundo

La evolución darwiniana reciente ha dado paso al dominio de grandes multinacionales llamadas corporatocracias antropotécnicas, que no son nuevas sino por su tamaño. Estas corporaciones viven de la explotación de las nuevas y tradicionales tecnologías y compiten fuertemente entre ellas. Pero también se alían entre sí para destruir las resistencias a su conquista del poder mundial. Por todo el mundo, esta corporatocracia tecnológica reemplaza las antiguas estructuras de la democracia y la tecnocracia estatal. Tras la crisis financiera, la corporatocracia antropotécnica americana se apoderó de gran parte de los recursos mundiales. Pero su conquista de los mercados globales está amenazada por China, que posee también su propia corporatocracia. Aunque su influencia es todavía menor, África está pasando bajo su control. Estaa competencia entre corporatocracias aumenta el riesgo civilizacional, ya que entre sus estrategias no figuran los intereses globales de la Tierra y de sus especies.



martes, 10 de septiembre de 2013

Carnívoro o vegetariano?

En Alemania, casi el nueve por ciento de la población es vegetariana. Sus motivos son múltiples. Pero los humanos siempre hemos comido carne. ¿Por qué habríamos de dejar de hacerlo? fuente: http://www.dw.de/tradici%C3%B3n-carn%C3%ADvora-y-vegetarianismo/a-17051905

Tradición carnívora y vegetarianismo

Detalle de escena de caza prehistórica.
Siete millones de alemanes, entre el ocho y el nueve por ciento de la población, no comen carne ni pescado; la tendencia va en aumento. Es sobre todo la gente joven la que elige un modo de vida vegetariano. Según el Servicio Alemán de Estudiantes, la cantidad de platos sin carne consumidos en los comedores universitarios aumentó del 10 al 40 por ciento en los últimos años. Aún así, sacrificar animales para comer su carne es algo propio de la naturaleza humana.
Desde hace casi tres millones de años, la carne forma parte de la dieta del ser humano y sus antecesores. Es más, el consumo de carne fue esencial para la evolución: en algún momento, cuando el cerebro estaba en proceso de desarrollo y comenzó a necesitar cada vez más energía, los alimentos accesibles a base de especies vegetales no pudieron ya proporcionar la cantidad necesaria de calorías. La especie humana se volvió carnívora.

Con el correr del tiempo, debido a la agricultura y al aumento de la población, el consumo de carne disminuyó considerablemente hasta fines del siglo XIX. Pero en el siglo pasado, el progreso tecnológico, veterinario y farmaceútico permitió la explotación intensiva de animales y la carne reapareció en el plato cotidiano. No obstante, cabe destacar que no es un fenómeno global.
La carne y el bienestar
A nivel mundial, el consumo de carne se ha cuadruplicado en los últimos 50 años. Sin embargo, solo en los países industrializados los productos cárnicos se convirtieron en algo común. En dicha parte del mundo se come casi el doble de carne que en los países en desarrollo. De hecho, donde aumenta el bienestar material, aumenta también el consumo de carne. El mejor ejemplo: China. En 1961, un chino promedio comía solo 3,6 kilos de carne al año; en 2002, unos 49,3 kilos.

Tampoco es una cuestión de tradición. Los platos de carne tienen similar importancia en la cocina tradicional de Nigeria que en la de Alemania, pero gran parte de los nigerianos simplemente no pueden permitirse comer carne todos los días, porque no pueden pagarla. Según los últimos datos de la Organización de las Naciones Unidas para la Alimentación y la Agricultura, en promedio, un nigeriano consume 8,8 kilos de carne por año; un alemán 88,1; un estadounidense hasta 120,2 kilos.
El vegetarianismo, ¿un paso atrás?
¿Dónde situar la actual tendencia al vegetarianismo que se registra, por ejemplo en Alemania, en ese contexto histórico? En vista del significado de la carne para la evolución humana, ¿no es un contrasentido renunciar a comerla?

Se sabe que ya en el siglo V A.C., grupos de personas en India, la antigua Grecia y Egipto rechazaban el consumo de carne por motivos religiosos, filosóficos y médicos. Durante siglos, el subcontinente indio fue y sigue siendo un bastión del vegetarianismo; hoy, casi un 40 por ciento de la población de India no come carne voluntariamente.
Los antiguos pueblos de cazadores y recolectores solo tenían lo que la naturaleza les proporcionaba. Hoy en día tenemos otras posibilidades de cubrir nuestra necesidad de calorías. "Desde esta perspectiva, el carnivorismo humano no es más que una tradición, una práctica antigua, que además no carece de alternativas. La esclavitud, la guerra y la prostitución siempre han existido a lo largo de la historia humana, pero ¿acaso eso las justifica?” pregunta la Unión Vegetariana de Alemania.
Más que la protección de los animales

El paso al vegetarianismo es mucho más que una mera cuestión de gusto y compasión con los animales. Según el partido alemán Los Verdes, solo en Sudamérica, unos 2,5 millones de hectáreas de superficie agrícola se usan para el cultivo de pienso de soja para la ganadería alemana; una superficie que falta para la producción de alimentos para la población local y que se va ampliando a costa de la selva amazónica. La Asociación Alemana de Nutrición y Salud advierte de un consumo de carne demasiado elevado y, en consecuencia, de serios riesgos para la salud de gran parte de la población alemana. Según la Unión Vegetariana de Alemania, el consumo de carne en exceso contribuye al cambio climático, a la escacez de agua potable y al hambre mundial; se podría seguir con la lista.
El vegetarianismo va más alla de la protección de los animales, los escándalos de carne de caballo y la contaminación de alimentos con antibióticos. Según sus adeptos, debe incentivar debates sobre temas tan fundamentales como la responsabilidad social y la ética económica. La Unión Vegetariana de Alemania cita a una de las grandes mentes del siglo pasado, Albert Einstein: “Nada permitirá tanto mejorar las posibilidades de sobrevivir en la Tierra como el paso a la alimentación vegetariana”.

DW.DE

viernes, 26 de julio de 2013

La apropiación del suelo nació en la edad de bronce

El catastro romano sería así un paso más en una larga historia en la que la tierra era el objeto de luchas sociales, acumulación por parte de los poderosos y expropiación a los "pequeños", es lo que se extrae como resultado de estudios arqueológicos en el suelo del norte de Francia.
Adolfo-2013


LA PROPRIÉTÉ DU SOL NAÎT À L'ÂGE DU BRONZE
10 JUIN 2013 / ARCHÉO, SCIENCES HUMAINES ET DIVERS

Fuente: liberation sciences

Un homme de l'Âge du BronzeUn homme de l'Âge du BronzeNulle terre sans ­propriétaire ! Et ce, dès l’orée de l’âge du bronze – de 2 300 à 800 ans avant J.-C. en Europe de l’Ouest. Voilà ce qui ressort des travaux d’archéologues sur le sol français en particulier dans le nord du pays. Le cadastre romain ne serait ainsi qu’une étape d’une très longue histoire au cours de laquelle ce sol fut l’objet de luttes sociales, d’accaparement par les puissants et de réappropriations par les «petits», racontent-ils. Cette histoire agraire au long cours, les archéologues la reconstituent à l’aide de traces fugaces, celles de fossés, de trous de poteaux et d’enclos, de fondations de silos et d’habitations, éclairées par des objets révélant des structures sociales.
Seuls 15 à 20% des 1,5 million d’hectares artificialisés depuis trente ans par les travaux d’aménagement du territoire ont fait l’objet de fouillesarchéologiques préventives. Toutefois, ce petit pourcentage représente une augmentation considérable des surfaces fouillées, par rapport à la grande destruction des Trente Glorieuses, de 1950 à 1980, où notre patrimoine archéologique a reçu des coups irrémédiables. Ces quinze dernières années, des fouilles d’une ampleur sans précédent, «véritables laboratoires à ciel ouvert»,portant sur des surfaces cumulées allant jusqu’à des milliers d’hectares, ont ouvert une fenêtre nouvelle sur le passé de notre territoire (1). Elles ont permis de mettre au jour les sociétés rurales, autrement dit entre 80 et 90% de la population des périodes pré-industrielles. Spécialiste de l’âge du bronze et responsable de fouilles menées par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) en Normandie et dans le nord de la France,Cyril Marcigny fait le point sur ces découvertes.
Qu’est-ce que les archéologues ont appris de nouveau sur l’âge du bronze ?
Cyril Marcigny: Les fouilles préventives liées aux aménagementsnous ont permis de dépasser la dimension des «sites» et d’aller au-delà de l’habitat, d’appréhender le «hors sites» : les espaces agraires, les champs, les chemins, les relations entre espaces cultivés et forêts… L’âge du bronze, un des «oubliés de l’histoire» entre le néolithique et l’âge du fer, a bénéficié à plein de ces nouveaux travaux archéologiques, en particulier dans le nord et l’ouest de la France. L’ouverture de fenêtres de fouilles de plusieurs hectares a permis l’étude des systèmes agricoles et en particulier les parcellaires, avec l’observation de champs délimités par de profonds fossés, fondés plus de 2 000 ans avant J.-C. Ce Reconstitution d'un parcellaire de l'âge du Bronze dans la MancheReconstitution d'un parcellaire de l'âge du Bronze dans la Manchefut une révélation car nous pensions que ces parcellaires ne remontaient qu’à l’âge du fer, plus particulièrement au IIIe siècle avant J.-C. Retrouver ces traces aussi loin dans le temps était inattendu en France mais renvoyait à des découvertes similaires au sud de l’Angleterre et aux Pays-Bas.
A quoi ressemblaient ces paysages agraires et les activités des paysans ?
Cyril Marcigny: Le paysage avait une allure de bocage. Un système de fossés et de talus formant des haies vives plantées d’arbustes ou d’arbres. Les talus ont été arasés depuis, mais on peut déduire leur existence des restes de fossés que l’on retrouve en réseaux. Ils délimitent des champs et des chemins qui rejoignent les habitats. Les champs s’étendent en moyenne sur 6 000 m2, surface que l’on peut travailler en une journée avec un araire. La densité humaine de ces espaces est assez régulière lors de cette période, avec un pic de population qui commence à la fin du bronze ancien, vers 1 600 avant J.-C., et se prolonge sur près d’un millénaire. A large échelle, ces territoires constituent des îlots de 300 à 400 hectares, cultivés et habités, qui forment des «chefferies» séparées par des reliques de forêts.
Voit-on des traces de rotations de cultures sur une longue durée, avec des espaces reforestés ou une spécialisation des sols cultivés ?
Cyril Marcigny: A la différence du néolithique, où les populations se déplacent au fur et à mesure que les sols sont appauvris par la culture, l’âge du bronze les voit se fixer ur des sites pour plusieurs siècles. Le site de Tatihou, près du littoral de la Manche, est un bon exemple. On y observe près de huit siècles d’occupation continue. Une telle persistance, même si les agriculteurs utilisent une rotation des terres Reconstitution de ferme à l'âge du BronzeReconstitution de ferme à l'âge du Bronzeavec jachère, suppose un amendement des sols que nous cherchons à prouver par des analyses chimiques. Près du littoral, il a pu y avoir des récoltes et de l’épandage de varech. Le système parcellaire pourrait aussi constituer une sorte de calendrier de l’usage des sols pour les paysans, un outil de gestion.
Quel système agraire et quelles relations entre la culture et l’élevage avez-vous découverts ?
Cyril Marcigny: Nous savons que l’élevage était important, surtout celui du bœuf dans le Nord et l’Ouest, puis du porc et des caprinés. Il devait mettre à profit des zones non cultivées, landes et forêts, un peu comme à l’époque médiévale et dont les déjections pouvaient être utilisées comme fumure. Dans les champs, on relève surtout des céréales – blé et orge – avec des variétés qui évoluent en fonction du temps et des variations climatiques. Au plus près des habitations, le maraîchage domine avec du pois, des vesces ou des lentilles.
L’étude archéologique donne-t-elle accès à l’organisation sociale, aux rapports de production durant l’âge du  bronze ?
Cyril Marcigny: La découverte du parcellaire vient s’ajouter à d’autres données archéologiques plus anciennes sur les systèmes funéraires, les objets en métal, les traces d’habitats, qui montrent que la façade atlantique de l’Europe a vu l’éclosion d’une élite sociale au bronze ancien. Elle bénéficie en particulier d’une inhumation dans de grands tumulus dont les chambres funéraires livrent un abondant et luxueux mobilier, comme en Bretagne à Saint-Jude, Bourbriac ou Plouvorn. A la tête de chefferies, les Une hache archéologique remontée sur un mancheUne hache archéologique remontée sur un manchebig men impulsent vers 2 000-1 700 avant J.-C. cette gestion de l’espace fondée sur une notion révolutionnaire à l’époque : la propriété du sol. Et c’est la découverte du parcellaire agraire qui fonde cette interprétation, osée auparavant.
La propriété foncière aurait donc été ­inventée à l’âge du bronze ?
Cyril Marcigny: C’est l’hypothèse que je défends à partir des données archéologiques du Nord et de l’Ouest de la France. Une vision en rupture avec le néolithique, aux racines de l’histoire. Et cette invention est liée à une nouvelle structure sociale fortement inégalitaire, avec une «tête», un big man. Les parcellaires sont d’un seul tenant, avec un quadrillage régulier de l’espace sur une centaine ou plusieurs milliers d’hectares comme dans le Dartmoor en Cornouailles, créé par des travaux de grande envergure – les fossés font de 1,50 mètre à 1,70 mètre de profondeur –, ce qui exige la mise en commun de forces de travail… Soit cela provient d’une coopération volontaire d’égaux, soit cela résulte de l’impulsion d’un groupe dominant la société. Pour le bronze ancien, les indices plaident, à mon sens, pour le deuxième terme.
Et cette domination dure ?
Cyril Marcigny: Nous trouvons des indices montrant qu’elle s’estompe vers 1 600-1 500 avant J.-C., puis s’effondre. A la même période, les grands tumulus dédiés à un seul personnage, enterré avec des objets en bronze témoignant de son statut social, disparaissent. On observe plutôt une sorte de démocratisation de l’accès à l’inhumation en tumulus. Au niveau du parcellaire, on note une Arme de l'âge du BronzeArme de l'âge du Bronzemultiplication des fermes à travers les champs qui réutilisent des parcelles(les squattent), et non plus un seul habitat comme à Tatihou ou Bayeux, dans le Calvados. Les sociétés passent visiblement à une autre organisation, tout en continuant à utiliser le même parcellaire pour l’exploitation agricole. La gestion de l’espace est plus communautairecollective. Cette évolution n’est pas spécifique des zones fouillées ces quinze dernières années en France, nos collègues britanniques font les mêmes observations.
Une sorte de révolution démocratique au bronze moyen contre l’accaparement des terres… L’histoire n’est donc pas ­allée toujours dans le sens d’une ­différenciation sociale accrue ?
Cyril Marcigny:  Il faut imaginer des fluctuations très fortes. Nous n’avons pas d’informations sur la manière dont ces révolutions se sont produites. Ont-elles été causées par un refus de la domination – matérielle et idéologique – des élites ? ? Ou par une compétition entre élites qui auraient tourné à leur détriment ? Ou encore par l’effet d’évolutions climatiques ? Nous ne le savons pas. Mais ces élites apparaissent et disparaissent plusieurs fois. Jusqu’à l’âge du fer, où la domination des puissants s’installe plus durablement.
Alors pourquoi ne pas aller défricher plus loin, occuper un territoire libre, comme lors du néolithique ?
Cyril Marcigny: Manifestement, il n’est plus possible de faire son baluchon et d’aller défricher plus loin, comme les paysans le faisaient depuis des millénaires. La plupart des bonnes terres – des limons profonds que l’on peut ouvrir à l’araire et qui donnent les meilleurs rendementsagricoles, peu élevés à l’époque – sont occupées. Il est intéressant de noter que le bronze moyen, lorsque les élites connaissent leur première disparition, coïncide avec une période climatique plus chaude et donc favorable aux Maquette de fermeMaquette de fermecéréales. Cela permet de cultiver de nouvelles terres et aurait pu faciliter l’émancipation par rapport aux big men. A l’inverse, les péjorations climatiques, lorsque les agriculteurs doivent trouver d’autres variétés, voire passer de l’orge nue au seigle comme en Grande-Bretagne, crisperaient les sociétés, favorisant violences et dominations, même s’il s’agit d’une hypothèse.
Un autre facteur d’évolution sociale est à corréler à la diffusion de la métallurgie. Les premiers métallurgistes, en lien avec les élites du bronze ancien, jouissaient d’un certain «monopole» qu’ils entretenaient en se positionnant sur les points critiques de la circulation et des gisements des matières premières, l’étain et le cuivre. Les sites de Cornouaille, continentale et britannique, en sont un bon exemple. Puis le savoir s’est répandu, comme le bronze qui peut être refondu et reforgé. La première démocratisation de l’outil en métal pourrait donc être liée à la mise en cause des élites. On sait qu’en Normandie, une école métallurgique est fondée au bronze moyen, produisant en série des haches à talon alors qu’il n’y a pas de mines d’étain à proximité. La première disponibilité du métal a certainement joué un rôle dans l’émergence d’une plus forte stratification sociale et donc dans l’invention de la propriété du sol– la décision de s’approprier un espace –. Mais l’élargissement de son contrôle économique et de son usage a aussi pu être utilisé pour la contestation – du moins la disparition temporaire – de cette stratification. Puis, avec l’âge du fer, les classes dominantes ne lâcheront plus leur pouvoir.•
(1) Vincent Carpentier et Cyril Marcigny : «Des hommes aux champs, pour une archéologie des espaces ruraux du néolithique au Moyen Age», Presses universitaires de Rennes, 459 pp., 35 €.
► Note de vendredi dernier, à l'occasion des journées nationales de l'archéologie.
Par Sylvestre Huet, le 10 juin 2013

martes, 9 de julio de 2013

Sistema de Terreno Humano, Historia y evolución reciente

Sistema de Terreno Humano, Historia y evolución reciente, Diseño y estructura organizativa, El debate público: la alabanza, la crítica y la controversia

Fuente
El Sistema de Terreno Humano es un Ejército de los Estados Unidos, el programa de apoyo de inteligencia militar de empleo de personal de las disciplinas de las ciencias sociales - como la antropología, la sociología, la ciencia política, estudios regionales y la lingüística - proporcionar comandantes militares y al personal con una comprensión de la población local en las regiones en las que se han implementado.

El concepto de HTS se desarrolló por primera vez en un artículo de Montgomery McFate y Andrea Jackson en 2005, que proponía una versión piloto del proyecto como respuesta a "las lagunas identificadas en la comprensión de los comandantes y el personal" de la población y la cultura local ", como como se hizo especialmente visible durante la invasión de Irak y Afganistán EE.UU.. HTS fue posteriormente lanzada como una prueba de concepto del programa, a cargo de la formación militar y el comando de la doctrina, en febrero de 2007, con cinco equipos HTS desplegados entre Irak y Afganistán. Desde 2007, HTS ha pasado de ser un programa con cinco equipos desplegados y un presupuesto de $ 20 millones en dos años a uno con 31 equipos desplegados y un presupuesto anual de $ 150 millones. HTS se convirtió en un programa permanente del Ejército de EE.UU. en 2010.

Desde su lanzamiento, HTS ha estado rodeada de polémica. Mientras que el programa recibió inicialmente una gran cantidad de cobertura positiva en los medios de EE.UU., rápidamente se convirtió en objeto de duras críticas - especialmente de los antropólogos, sino también de los periodistas, militares y personal de HTS y ex personal. En particular, el 31 de octubre de 2007, el Consejo Ejecutivo de la Asociación Americana de Antropología publicó una declaración oponiéndose HTS como una "solicitud inaceptable de experiencia antropológica" que entraba en conflicto con el Código de Ética de la AAA. Tras la publicación de un informe sobre HTS por la Comisión el compromiso de Antropología en la Seguridad EE.UU. y Servicios de Inteligencia en 2009, la AAA emitió una declaración adicional de desaprobación, que se reiteraron en 2012 después de los rumores de que la controversia se había calmado.

El debate público en torno a HTS ha recibido amplia cobertura en los medios de comunicación, y ha sido el tema de numerosos artículos en revistas académicas.

¿Geógrafos Utilizados para Recopilar Inteligencia?

Proyecto de Mapeo Financiado por el Ejército de los EE.UU. en OaxacaPDFPrintE-mail
Written by Cyril Mychalejko y Ramor Ryan, Traducido por Matt Schwartz y Alejandro Figueroa   
Friday, 10 April 2009 03:54
¿Geógrafos Utilizados para Recopilar Inteligencia? 

"La guerra es el camino que Dios ha elegido para enseñarnos geografía," escribió Ambrose Bierce, periodista y crítico social estadounidense. Hoy día investigamos si un profesor de la Universidad de Kansas (KU) está guiando a los estadounidenses hacia el camino de la guerra por medio de la geografía. 


El Dr. Jerome Dobson, profesor de geografía y presidente de la Sociedad Geográfica Americana (AGS), entregó un informe de una página y media al Departamento de Defensa y agencias civiles a finales de 2004-principios de 2005, buscando fondos para promover un proyecto "académico" de 125 millones de dólares que mandaría a geógrafos por todo el mundo para realizar trabajo de campo. 

"La deficiencia más grave en la inteligencia extranjera que desafía al país es precisamente el tipo de inteligencia que se aprende a través del trabajo de campo, y no hay ninguna razón para esconder esta clase de información," escribió Dobson. "Para el gobierno, la mejor y más barata forma de conseguir esta inteligencia sería financiar a la AGS para manejar un programa de subvención de investigaciones extranjeras en cada país del mundo." 

Sistema de Terreno Humano: inteligencia etnográfica

Simón Vargas Aguilar*
Sábado 29 de septiembre de 2012

A principios de mayo pasado, dos consejeros del programa denominado Sistema de Terreno Humano (HTS, por sus siglas en inglés) visitaron el cuartel del Comando Norte (Northcom), en Colorado, para analizar si existe algún grado de desconocimiento cultural que pudiera garantizar el envío de antropólogos a nuestro país, en el contexto del Programa de Análisis Cultural de México del Comando Norte. Sin embargo, el vocero John Cornelio indicó que dicho programa se encuentra en su etapa de gestación por lo que sería inapropiado comentar algo sobre un asunto que no está totalmente definido.

No obstante, el pasado 30 de abril, un vocero no identificado del Northcom informó que en septiembre próximo el Ejército de Estados Unidos enviará un equipo de expertos que colaborarán con el gobierno en trabajos sociales relacionados con el narcotráfico. Los expertos forman parte del HTS y cuentan con experiencia en los conflictos de Afganistán e Iraq, en donde han desplegado a científicos sociales de 25 disciplinas.

De acuerdo con la información disponible en el sitio web del HTS, la misión del programa consiste en “reclutar, capacitar, implementar y apoyar un ‘integrado’ con un enfoque sociocultural para realizar las investigaciones y el análisis pertinente a fin de desarrollar y mantener una base de conocimiento sociocultural”, con la finalidad de apoyar a la toma de decisiones, mejorar la eficacia operativa, así como preservar y compartir el conocimiento institucional sociocultural.

lunes, 8 de julio de 2013

Ocupando las calles: El espacio público como ideología

Publicado en 08/07/2013 de El Antropólogo Perplejo
Reseña sobre El espacio público como ideología, de Manuel Delgado.
Publicada por la Revista de Antropología Social Ankulegi, nº16, dedicado a la “Familia y parentesco”, 2013.

Ocupando las calles: El espacio público como ideología

Poco antes del que podríamos denominar el año de la recuperación de la calle como espacio para las luchas civiles por una parte significativa de la sociedad del estado español, y cuyo máximo exponente sería el Movimiento 15M, el profesor Manuel Delgado publicaba su libro “El espacio público como ideología”, el cual explicaría en gran medida numerosos elementos y desenlaces que se verían plasmados más adelante.

En la introducción, el autor define el libro como un volumen conformado por una serie de textos producidos para diferentes ocasiones -congresos, jornadas o simposios- adaptados e hilvanados mediante una idea que da al conjunto consistencia como elemento único y diferenciado: la utilización del espacio público como discurso, teoría y praxis política.

viernes, 21 de junio de 2013

Encontrado un tumor óseo de más de 120.000 años en un neandertal




BIOMEDICINA Y SALUD: Otras especialidades médicas
 
Los neandertales sufrieron tumores en los huesos como los que padecemos en la actualidad. Así lo confirma un estudio publicado en la revista PLOS ONE, basado en el hallazgo en Croacia de una costilla de neandertal que conservaba evidencias de la displasia fibrosa más antigua hasta la fecha, una tumoración benigna que a veces se acompaña de deformaciones en los huesos.

05 junio 2013 23:00


La costilla cancerosa fue recuperada en la famosa excavación arqueológica de la ciudad croata de Krapina. / Penn Museum
La costilla cancerosa fue recuperada en la famosa excavación arqueológica
de la ciudad croata de Krapina. / Penn Museum


Un grupo internacional de investigadores, liderado por David Frayer de la Universidad de Kansas (EE UU), ha observado el caso más antiguo de un tumor óseo encontrado en las costillas de un espécimen de neandertal en Croacia.

El estudio, publicado esta semana en la revista PLOS ONE, revela que al menos un neandertal sufrió un cáncer que es común en los seres humanos actuales: la displasia fibrosa, un trastorno de causa desconocida, poco común y benigno, caracterizado por una proliferación tumoral de tejido fibroóseo.

Este descubrimiento, datado en torno a hace 120.000 años, posee más de 100.000 años de diferencia con las evidencias previas que se tenían de estas patologías, que las situaban, por primera vez, hace aproximadamente de 1.000 a 4.000 años.

Los autores destacan que la costilla cancerosa, recuperada en la famosa excavación arqueológica de la ciudad croata de Krapina, es una muestra incompleta, por lo que no pudieron definir los efectos en la salud que dicho tumor podría haber tenido sobre este individuo.

Los neandertales vivían probablemente la mitad que los humanos modernos en los países desarrollados

Pocos casos en el registro fósil humano


Aunque la displasia fibrosa en los seres humanos actuales es más frecuente que otros tumores óseos, Frayer explica que la evidencia de cáncer es muy poco frecuente en el registro fósil humano. “Este caso demuestra que los neandertales, que vivían en un medio ambiente no contaminado, fueron susceptibles al mismo tipo de cáncer que los humanos".

Por su parte, Janet Monge, paleoantropólogo del Museo Penn de Pensilvania (EE UU) y primera autora del trabajo, apunta que "este tumor puede proporcionar otro vínculo entre los neandertales y las poblaciones modernas. Parte de nuestra ascendencia proviene de los neandertales, nuestros huesos y dientes crecen de la misma forma y compartimos las mismas enfermedades".

Los expertos señalan que los neandertales vivían probablemente la mitad que los humanos modernos en los países desarrollados y estaban expuestos a diferentes factores ambientales.

"Teniendo en cuenta estos factores, los casos de cáncer son raros en las poblaciones humanas prehistóricas”, afirma Frayer. “Por eso, la identificación de una costilla de neandertal de más de 120.000 años de antigüedad con un tumor óseo es sorprendente, y proporciona información detallada sobre la asociación de los seres humanos con la enfermedad neoplásica".

Referencia bibliográfica:

Monge J, Kricun M, Radovcˇic´ J, Radovcˇic´ D, Mann A, et al. (2013). “Fibrous Dysplasia in a 120,000+ Year Old Neandertal from Krapina, Croatia”. PLoS ONE 8(6): e64539. doi:10.1371/journal.pone.0064539

fuente original

jueves, 20 de junio de 2013

Valentin Voloshinov por Luis Felip

Voloshinov considera la ideología desde un típico enfoque representacionalista: la ideología se concibe como reflejo de la realidad (fiel o distorsionado, desde un punto de vista, etc…). O como significado, representación, figuración o  simbolización. Para Voloshinov, la ideología es un signo y “sin signos, no hay ideología” (p. 19). O “todo lo ideológico posee un valor semiótico” (p. 21). Esto es algo que se aplica a todos los fenómenos ideológicos, sea la imagen artística, el símbolo religioso, la fórmula científica (afirmación sorprendente, por cierto), los fallos judiciales…

Valentin Voloshinov: la ideología y la filosofía marxista del lenguaje (1)

por Luis Felip para http://enuntrenenmarcha.wordpress.com/2012/12/26/valentin-voloshinov-la-ideologia-y-la-filosofia-marxista-del-lenguaje-2/

200px-Voloshinov
Valentin Voloshinov fue un lingüista ruso del círculo de Mijail Bajtin. Su obra fundamental es Marksizm i filosófiya yazyká (El marxismo y la filosofía del lenguaje), de 1929, en la cual presenta su teoría del lenguaje como signo ideológico.
La teoría de la ideología es posible porque el signo posee un carácter doble:
  • Por un lado es un reflejo de la realidad.
  • Por otro lado es también un segmento material de esa misma realidad (un sonido, una masa, un color, un movimiento…).
La realidad del signo es objetiva, y por este motivo se presta a un estudio objetivo. Esta afirmación es crucial, porque, con ella, Voloshinov se sitúa en oposición tanto del mecanicismo y del marxismo vulgar, como de la hermenéutica.
Respecto de lo primero, como afirma Terry Eagleton, la teoría de Voloshinov va más allá del esquema “base-superestructura”.
Si no puede separarse la conciencia del signo, este último tampoco puede aislarse de las formas concretas de relación social. El signo vive únicamente en éstas; y ellas deben relacionarse a su vez con la base material de la vida social. El signo y su situación están inextricablemente unidos, y esta situación determina desde dentro la forma y estructura de una expresión. Tenemos aquí, pues, el esbozo de una teoría materialista de la ideología que no la reduce simplemente a un “reflejo” de la “base” económica, sino que concede la importancia debida a la materialidad de la palabra, y a los contextos discursivos en que se encierra. (Terry Eagleton, Ideología. Una introducción, p. 251.)
En segundo lugar, como hemos dicho, Voloshinov se sitúa expresamente encontraposición con la problemática hermenéutica que considera la materialidad del signo como un mero revestimiento, un medio o instrumento para un efecto de conciencia o interior, la comprensión (Verstehen). Adoptando un enfoque muy materialista, Voloshinov llega a afirmar que los filósofos idealistas y psicologistas pasan por alto que“la conciencia misma puede surgir y llegar a constituir un hecho posible sólo en la concreción material de los signos” (p. 22). Esto es lo mismo que decir que sin un sistema reglado de signos materializado en el habla y/o en la escritura, no existe ningún pensamiento “interior” o conciencia. Para Voloshinov, “la conciencia individual es un hecho ideológico-social” (p. 23), por cuanto que si eliminamos el contenido semiótico o ideológico, no quedaría de ésta nada en absoluto. La esfera de lo ideológico es esta realidad objetiva de los signos sociales, cuyas leyes son “las leyes de la comunicación semiótica” (p. 24), determinadas a su vez por las leyes de la economía y la sociedad.
Ahora bien, esta cualidad semiótica no se encuentra en ningún sitio con tanta claridad como se encuentra en el lenguaje. Voloshinov afirmará que “la palabra es el fenómeno ideológico por excelencia” (p. 24). Esto es posible por cinco características fundamentales de la palabra o habla:
  1. Su pureza semiótica, es decir, la excepcional especificidad de su estructura semiótica.
  2. Su neutralidad ideológica, mientras cualquier otro material semiótico se especializa en una función ideológica específica.
  3. Su participación en la conducta comunicativa. El habla no se restringe a una esfera ideológica particular, sino que comprende “el área de la comunicación en la vida humana, la conducta humana” (p. 25).
  4. Su potencialidad para convertirse en habla interna, “medio primordial de la conciencia individual” (p. 25), condición material para la vida interior de la conciencia personal.
  5. Su presencia como fenómeno concomitante en todo acto consciente. Las palabras no pueden sustituir totalmente cualquier otro signo ideológico (el ritual religioso, la imagen pictórica, la composición musical…), pero cada uno de estos actos se apoya en el habla: “la palabra está presente en cada uno de los actos de comprensión y en cada uno de los actos de interpretación” (p. 27).
Para Voloshinov estas cinco propiedades, como decíamos, hacen del habla un objeto fundamental para cualquier teoría de la ideología.
BIBLIOGRAFÍA:
Terry Eagleton, Ideología. Una introducción, Barcelona: Paidós, 2005.
Valentin Voloshinov, El signo ideológico y la filosofía del lenguaje, Buenos Aires: Nueva Visión, 1976.

Valentin Voloshinov: la ideología y la filosofía marxista del lenguaje (2)

por Luis Felip

PribojEl segundo capítulo de la obra El marxismo y la filosofía del lenguaje está dedicado al problema de la relación entre base y superestructura, que Voloshinov considera estrechamente ligado a cuestiones de filosofía del lenguaje. Voloshinov cuestiona el planteamiento tradicional que piensa en una relación causal de determinación, por mecánico y no dialéctico. Critica que este planteamiento mecanicista plantea una mera conjunción externa de dos hechos accidentales. En el ejemplo del “hombre superfluo”, una figura de la literatura rusa del siglo XIX, la interpretación mecanicista piensa este arquetipo literario como un reflejo sin más de un hecho económico, como la degeneración de la clase dominante.
Como dijimos en el primer post, las propiedades de la palabra hacen de ella un objeto fundamental de la teoría de la ideología. La palabra es “el índice más sensible de los cambios sociales” (p. 31), y “tiene la capacidad de registrar todas las delicadas fases transitorias y momentáneas del cambio social” (p. 31). Desde la perspectiva de la filosofía del lenguaje, puede arrojarse más luz sobre el problema de la relación entre base y superestructura, que se reduce al problema del modo de la determinación real del signo por la base, y al problema del modo como el signo refleja a su vez la realidad.
Voloshinov articula su propuesta teórica partiendo del fenómeno del cambio ideológico, para exponer su tesis de que “cada dominio de ideología es un todo unificado que reacciona con su constitución íntegra a un cambio en las bases” (p. 30). Para Voloshinov, hay que diferenciar los distintos dominios de lo ideológico, para descubrir los estadios por los que pasa el cambio. Así, vemos cómo, volviendo sobre el ejemplo de arriba,
El “hombre superfluo” no apareció en la novela de modo independiente y desconectado de otros elementos de la obra, sino que, por el contrario, toda la novela, como una simple unidad orgánica sujeta a sus propias leyes específicas, sufrió una reestructuración, y por consiguiente, también fueron reestructurados todos sus otros elementos: su composición, su estilo, etc. Y lo que es más, esta reestructuración orgánica de la novela se produjo en estrecha conexión con los cambios producidos también en el campo global de la literatura. (p. 31)
1. La “psicología social” como interacción verbal
Voloshinov critica a la psicología social como análisis de la determinación de la ideología (en sentido restringido: las ideologías particulares, religiosa, artística, jurídica…) por el orden sociopolítico. Este enfoque es el culpable de que aparezcan concepciones míticas o metafísicas como la de “alma colectiva” o “espíritu del pueblo”(Volksgeist). En realidad, esta psicología no existe en el interior de ese alma o espíritu, sino en la materialidad de las relaciones sociales:
La psicología social no está ubicada en el interior de parte alguna (en las “almas” de los sujetos que se comunican) sino total y absolutamente fuera: en la palabra, el gesto, el acto. En ella no hay nada no expresado, nada “interior”; está totalmente en el exterior, totalmente revelada en los intercambios, totalmente comprendida en lo material, sobre todo en la materia de la palabra. (p. 32)
Estas relaciones sociales, como también dijimos ya anteriormente, tienen lugar en el lenguaje como medio material, como forma o medio de la comunicación verbal. La comunicación se da condicionada por las relaciones de producción y por el orden socioeconómico en general (la “base” económica), que delimita y determina “el alcance de los contactos verbales entre la gente” (p. 32). Y a su vez, de estas condiciones y de la estructura formal de la comunicación verbal dependen los temas y forma de los actos de habla particulares. La base condiciona el marco de la comunicación, su alcance y sus límites, a la vez que este marco de comunicación determina el habla de los sujetos particulares, en su vida real y concreta.
Esta concepción supone que se debe ir más allá de los enfoques tradicionales de la psicología social, centrada en un solo aspecto (el contenido, el tema) para analizar las formas y los tipos de comunicación verbal en que estos temas se discuten, se expresan, se preguntan, se consideran, etc. Los enfoques psicologistas, lastrados por conceptos como “conciencia”, “psique” o “vida interior”, obstaculizan el estudio de las formas materiales de expresión de la psicología social. Se hace necesario, pues, un enfoque formalista: un estudio de “las formas mismas de la comunicación semiótica en la conducta humana” (p. 33). Como dice el propio Voloshinov, la “psicología social” es, en su existencia material, interacción verbal.
2. La formas y contenidos del signo
Para Voloshinov, hacer una tipología de las formas de la comunicación semiótica es una tarea fundamental del marxismo. Estas formas son variables para cada época y cada grupo social, y todo conjunto de formas afines (“cada género lingüístico conductual” p. 33) tiene un conjunto correspondiente de temas o contenidos. Existe una correspondencia, una auténtica “unidad orgánica”, entre la forma comunicativa (por ejemplo, la comunicación técnica en el trabajo), la forma del enunciado, y el tema. Por tanto, “la clasificación de las formas de los enunciados debe basarse en la clasificación de las formas de la comunicación verbal” (p. 33), que a su vez, como dijimos, están determinadas por las relaciones de producción y el orden sociopolítico.
relaciones de producción y orden sociopolítico >
formas de la comunicación verbal >
formas de los enunciados
Esta determinación de las formas comunicativas por las relaciones de producción y por el orden sociopolítico, resulta palpable cuando vemos la importancia del “factor jerárquico” en el proceso de la comunicación verbal. Como dice Voloshinov, “La corrección en el lenguaje, el tacto en el hablar, y otras formas de ajustar un enunciado a la organización jerárquica de la sociedad tienen gran importancia en el proceso de establecer los géneros básicos de conducta” (p. 34). Los signos son el medio de la comunicación entre personas que viven en un medio social, de modo que las formas semióticas se hallan condicionadas por la organización social.
¿Y qué hay del contenido del signo y de su “carga evaluativa”, qué hay del “tema” del signo? Para cada etapa en el desarrollo de una sociedad, se halla dado un círculo propio y restringido de elementos, únicos accesibles para la atención de dicha sociedad, y dotados por ella de una carga valorativa. ¿Cómo queda determinado y conformado este círculo de objetos que se conformarán como signos, y se dotarán de acento valorativo?
Para que un elemento (tema) pueda “entrar en el ámbito social del grupo y producir una reacción semiótica ideológica” (p. 35), debe hallarse en relación con las bases de la vida material de dicho grupo, debe conectarse con los elementos socioeconómicos de su existencia. Aquí no interviene el parecer individual, ya que el signo es una creación social e interindividual: “sólo lo que adquirió valor social puede ingresar al mundo de la ideología, tomar forma y establecerse allí” (p. 35).
3. El signo, arena de la lucha de clases
Ahora bien, la realidad o tema del signo no sólo está reflejada, sino refractada: transformada, reflejada según un sesgo determinado. Esta refracción está determinada “por la intersección de intereses sociales” (p. 36) antagónicos dentro de una misma comunidad de hablantes. Esto es lo que los marxistas llaman lucha de clases. El signo es un espacio de combate entre intereses sociales antagónicos, el signo es “la arena de la lucha de clases”:
La clase no coincide con la comunidad de signos, es decir, con la comunidad, constituida por la totalidad de usuarios del mismo conjunto de signos para la comunicación ideológica. Varias clases diferentes usan la misma lengua. Como resultado, en cada signo ideológico se intersectan acentos con distinta orientación. El signo se convierte en la arena de la lucha de clases. (p. 36)
Esta pluralidad de acentos (multiacentualidad) es una característica central del signo ideológico, y es la condición para la creatividad o proceso generativo continuo de la lengua, característica central de ésta como había establecido Wilhelm von Humboldt (y que compartirá después Noam Chomsky). Sin estas presiones del conflicto social, un signo se debilitaría, perdería su relevancia social y quedaría como mero objeto de estudio de los filólogos. “Los recuerdos históricos de la humanidad están llenos de signos ideológicos desgastados incapaces de servir de liza para el choque de acentos sociales vivos” (p. 37). Este mismo hecho, que da vivacidad al signo, es la causa de su carácter deformador y encubridor: “La clase dirigente se esfuerza por impartir al signo ideológico un carácter eterno, supraclasista, por extinguir u ocultar la lucha entre los juicios sociales de valor que aparecen en aquél” (p. 37). El signo está atravesado por esta cualidad dialéctica interna, más visible en los periodos de cambio social o de transformaciones revolucionarias. En el periodo de estabilidad social este aspecto queda disimulado, y el signo se convierte en un monolito ideológico reaccionario que acentúa la verdad establecida y la ideología dominante.
BIBLIOGRAFÍA:
Valentin Voloshinov, El signo ideológico y la filosofía del lenguaje, Buenos Aires: Nueva Visión, 1976.